Projet de réforme des retraites : l’UNAPL et la CNAVPL demandent au gouvernement d’agir dans le consensus pour éviter une crise

A quelques heures de l’examen de l’article 32 du projet de loi réformant les retraites, Jacques Escourrou, président de la CNAVPL, et Michel Chassang, président de l’UNAPL appellent le gouvernement à faire preuve d’esprit de responsabilité et de rassemblement.

Dernière mise à jour le : 05 Novembre 2013

A quelques heures de l’examen de l’article 32 du projet de loi réformant les retraites, Jacques Escourrou, président de la CNAVPL, et Michel Chassang, président de l’UNAPL appellent le gouvernement à faire preuve d’esprit de responsabilité et de rassemblement.


Les enjeux de la gouvernance de la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse des Professions Libérales sont un sujet trop sérieux pour être réglés autrement que dans un esprit de consensus entre les 800 000 professionnels libéraux et le gouvernement, avec le souci d’imaginer les solutions les plus utiles.


C’est pourquoi nous proposons au gouvernement de procéder à la nomination du directeur de la CNAVPL par décret, MAIS sur la base d’une liste de 3 noms établie par le conseil d’administration de la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse des Professions Libérales, où siègeront désormais 6 membres des syndicats professionnels représentant les professionnels libéraux, UNAPL et CNPL.


Ce processus, rigoureux et respectueux de la spécificité des professionnels libéraux, apportera la garantie que la nomination du directeur de la CNAVPL sera le produit d’un consensus entre l’État et la CNAVPL, permettant de dégager le profil le plus efficace et le plus compétent, au service de l’avenir du régime de base des retraites des professionnels libéraux.


D’autre part, l’UNAPL et la CNAVPL demandent au gouvernement de préserver le caractère spécifique des sections professionnelles et insistent sur la nécessité de réserver la mise en place d'une convention d'objectifs et de gestion au seul régime de base commun à l'ensemble des libéraux.


Si le gouvernement ne saisissait pas cette main tendue, ce que nous ne saurions envisager, ce dernier porterait la lourde responsabilité d’une grave crise avec les professionnels libéraux, ce qui les conduirait alors à demander la suppression de l’article 32.

Retrouvez le communiqué ici