Questions retraite

Maître Roland Bayard, président de la Cavom, répond aux questions des cotisants

Dernière mise à jour le : 24 Février 2012

L’augmentation des cotisations du régime complémentaire en 2010 a été ressentie comme particulièrement brusque.

Oui, mais il y avait urgence. Cette décision a été prise par le Conseil d’administration au regard des intérêts à long et moyen terme des professionnels libéraux que nous représentons. Il faut savoir que les prestations de retraite complémentaire payées ou à payer sont passées de 30,82 millions d’euros en 2007 à 37 millions d’euros en 2010, soit une augmentation de 20%. La disparition de la profession d’avoué près les cours d’appel accroissait le risque d’un déficit chronique de notre régime de retraite. Nous ne pouvions envisager de transférer un poids insupportable sur les épaules des plus jeunes des cotisants. Il fallait agir au plus vite pour inverser la tendance.

Quels sont les premiers résultats ?

Ils sont très nets. En regard des prestations versées, 41 millions d’euros ont été encaissés au 31 décembre 2010, au titre des cotisations de la retraite complémentaire. Cela signifie qu’en 2010, le montant des cotisations encaissées finance l’intégralité des prestations versées. L’effort exceptionnel fourni par les cotisants est de nature à réenclencher un cycle de financement vertueux. Sans cet effort, les cotisations n’auraient pas été suffisantes pour couvrir le montant des prestations, sans faire appel aux réserves, qu’il est indispensable de consolider. 

Et à l’avenir ?

Le Conseil d’administration de la CAVOM poursuit sa politique de baisse du rendement du régime de retraite complémentaire, également préconisé par les autorités de tutelle. Pour ce faire, les cotisations augmentent faiblement en 2011 et la revalorisation des pensions a été calquée sur l’inflation. Par ailleurs, les conséquences de la réforme de la profession d’avoué près les cours d’appel ne sont pas encore toutes connues. Nous ne manquerons pas de vous informer des avancées de ce dossier.