Retraite : un léger assouplissement du calendrier
- La réforme des retraites de 2023 est partiellement décalée.
- Pour les personnes nées entre 1964 et 1968, l’âge légal de départ est abaissé de 3 mois par rapport à ce qui était prévu (jusqu’à 6 mois pour certains nés début 1965).
- L’âge légal de 64 ans reste inchangé pour les générations nées à partir de 1969.
- Le nombre de trimestres requis pour une retraite à taux plein est aussi réduit d’un trimestre pour certaines générations (1964 et début 1965).
- Ces règles s’appliqueront aux pensions à compter du 1er septembre 2026.
Pensions : pas de gel en 2026
- Le gel des pensions initialement envisagé a été abandonné.
- Les pensions de base seront donc revalorisées normalement, à hauteur de +0,9 % au 1er janvier 2026.
- La valeur du point de retraite de base augmente également.
Cumul emploi-retraite : règles beaucoup plus strictes
À partir de 2027, le cumul emploi-retraite est profondément modifié :
- Pour cumuler une retraite et une activité, il faudra avoir liquidé toutes ses pensions (de base et complémentaires).
- Sinon, la pension de base pourra être suspendue.
Selon l’âge :
- Avant l’âge légal : les revenus professionnels entraînent une réduction totale de la pension, dès le premier euro.
- Entre l’âge légal et 67 ans : le cumul intégral n’est plus possible. Au-delà d’un seuil (envisagé à 7 000 €), la pension est réduite.
- À partir de 67 ans : cumul intégral à nouveau possible, avec acquisition de nouveaux droits. Ces règles peuvent, dans certains cas, conduire à une suppression totale de la pension.
Enfants et carrière longue : une avancée
- Les trimestres accordés pour les enfants (maternité, éducation, adoption…) pourront être pris en compte pour un départ anticipé pour carrière longue.
- Une limite (probablement 2 trimestres) sera fixée par décret.
- Application à partir du 1er septembre 2026.
CSG sur les pensions
- Le gel du barème a été supprimé.
- Les seuils de revenus pour bénéficier de taux réduits ou nuls de CSG seront revalorisés de 1,8 %, en lien avec l’inflation.
Création d’entreprise (ACRE) : conditions durcies
- L’exonération ACRE ne sera plus automatique.
- Elle sera réservée aux publics les plus fragiles (demandeurs d’emploi, jeunes, personnes handicapées…).
- Une demande spécifique sera nécessaire.
- L’exonération sera plafonnée à 25 % des cotisations concernées (contre une exonération totale aujourd’hui dans certains cas).
- Entrée en vigueur dès le 1er janvier 2026 pour les nouvelles créations ou reprises d’activité.
En résumé
Le PLFSS 2026 :
- Assouplit légèrement la réforme des retraites ;
- Préserve le pouvoir d’achat des retraités en 2026 ;
- Durcit fortement le cumul emploi-retraite ;
- Restreint l’aide à la création d’entreprise ;
- Et apporte quelques avancées sociales ciblées.

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